L’Europe regarde passer les trains
Pendant que les États-Unis verrouillent Nvidia et que la Chine construit ses propres usines de puces, la France sort le chéquier.
655 millions d’euros pour l’IA souveraine. Data centers, GPU, formation des fonctionnaires. L’idée : ne pas devenir un simple consommateur de technologies américaines ou chinoises.
Le vrai calcul
Mistral AI pèse 50 milliards en valorisation. Microsoft et Google investissent ça tous les trimestres dans leurs datacenters. 655 millions, c’est une étincelle.
Mais le pari est ailleurs. La France ne veut pas battre les GAFAM sur leur terrain. Elle veut créer un socle d’infrastructure publique assez solide pour que les PME et les startups européennes n’aient pas à choisir entre le cloud américain et le cloud chinois.
Le vrai problème
Les annonces, la France sait faire. L’exécution, c’est une autre histoire. Les plans IA français se comptent par dizaines depuis 2018. Les résultats concrets, par centimètres.
655 millions, c’est un chèque. Pas une stratégie.

