Le private cloud est en train de battre le public cloud sur l’IA
Broadcom vient de le confirmer : la phase d’expérimentation est terminée.
Le rapport « Private Cloud Outlook 2026 » de Broadcom vient de sortir, et il contient une phrase qui devrait faire réfléchir tous ceux qui ont misé sur le public cloud pour l’IA :
« La phase d’expérimentation de l’IA est terminée. Les workloads d’inférence en production basculent de manière décisive vers le private cloud. »
Ce que ça veut dire
Pendant 2 ans, tout le monde a mis l’IA dans le cloud public. AWS, Azure, GCP : les hyperscalers ont engrangé des milliards. Mais la réalité des workloads de production est différente :
- Latence : l’inférence en temps réel supporte mal le round-trip cloud
- Coût : les API cloud sont chères quand tu passes à l’échelle
- Sécurité : les entreprises ne veulent pas envoyer leurs données clients chez un tiers
- Souveraineté : le sujet monte, surtout en Europe
Le shift est clair : on entraîne dans le cloud, on infère en local.
Pourquoi c’est intéressant
Les hyperscalers ont construit leur narratif sur « tout dans le cloud ». Mais l’IA de production a des contraintes physiques que le cloud ne résout pas. Le private cloud + edge sont les vrais gagnants de la phase 2 de l’IA.
C’est aussi une bonne nouvelle pour l’Europe, qui a une base industrielle solide en hardware et infrastructure. Pendant que les US dominent le cloud public, le private cloud est un terrain plus ouvert.

